graines de lin

La prise de poids, facteur aggravant de l’endométriose

L’endométriose se caractérise par la présence et la prolifération du tissu endométrial (tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus) en dehors de la cavité endométriale. Les manifestations cliniques sont variées.

Elle s’étend habituellement au cul-de-sac de Douglas ou aux ovaires et peut provoquer une hypertrophie ovarienne. Elle peut aussi impliquer les sites à distance (poumon-ombilic). L’endométriose est rarement retrouvée après la ménopause

L’excès de poids de type gynoïde (« la fameuse « culotte de cheval ») est souvent l’indicateur clinique d’un excès d’œstrogènes (œstrogène : hormone ou messager sexuel femelle), facteur de risque reconnu dans l’endométriose.

« La triade’ morphotype gynoïde, prise de poids et hyperoestrogénie », est le parfait cocktail à fabrique de l’endométriose.

Et rajoutons, pour saupoudrer le tout, l’alimentation inflammatoire ou« feu », hypertoxique (excès d’’additifs, de pesticides, métaux lourds etc.), et raffinée (carencée par conséquent en micronutriments tels que les vitamines, minéraux, oligoéléments), en cause dans l’aggravation de l’endométriose.

Le premier levier est d’agir par l’alimentation pour favoriser la perte de poids et diminuer la charge oestrogénique.

Surcharge pondérale : l’excès de tissu adipeux (masse grasse) favorise l’*aromatisation périphérique des androgènes en œstrones et par conséquent l’excès en oestrogènes. (*L’aromatisation périphérique, c’est la transformation par l’enzyme aromatase située dans le tissu adipeux des androgènes (hormones mâles) en oestrogènes (hormones femelles)).

Augmenter les fibres ou prébiotiques

Pourquoi ?

  • Favorise l’élimination des oestrogènes ;
  • Capitales pour le microbiote ou flore intestinale : les fibres représentent “ le garde-manger” des colonocytes(celles de la muquse du colon).Si les colonocytes sont carencés en fibres (inuline, FOS etc.), ils s’attaquent au mucus qui joue en rôle protecteur pour votre intestin et deviennent également autophages. Charmant, non?
  • Facilitent le transit ;
  • Limitent le pic de glycémie postprandiale ;
  • Diminuent le risque de cancer colorectal ;
  • Contribuent à la perte de poids.

Il est important d’avoir un équilibre entre les fibres solubles et les fibres insolubles.

Comment faire ?

  • Privilégier les féculents complets ou semi-complets bio. Je vous conseille de les acheter en vrac (bio) qui, aussi, ne sont pas hyperglycémiants. Légumineuses : au moins 3 fois /semaine ;
  • Consommer des légumes bio de saison à chaque repas. (frais ou surgelés) ;
  • 1 légume vert /jour (pour la chlorophylle excellent aseptisant intestinal/Éventuellement réalisez régulièrement des jus verts à l’extracteur de jus: la mycose intestinale déteste la chlorophylle !) ;
  • 1 légume de couleur /Jour ;
  • 2 à 3 fruits /Jour bio, de saison (préférer le matin et vers 16h -17h) ;
  • Consommer 1 à 2 portions de fruits oléagineux /J (Au petit déjeuner et vers 16h – 17h) ;
  • Algues.
redecouvrir les légumes

Augmenter les crucifères : 3 fois/semaine

A savoir : le foie a recours à 3 voies d’élimination oestrogénique : 2 voies toxiques : Les voies 16αOH (très toxique: cancérigène) et 4αOH et1 voie non toxique : la 2αOH. Pour information un test (proposé par exemple par le laboratoire Barbier) existe pour déterminer si le foie élimine vers la voie d’élimination oestrogénique toxique ou non toxique: le dosage urinaire de la 2/16 OH OESTRONE.

Le brocoli contient également le DIM (Diindolylmethane) qui favorise l’induction de la voie des 2-OH , voie d’élimination oestrogénique hépatique non toxique. La supplémentation en DIM en micronutrition sera très intéressant, dans le cadre de l’hyperoestrogénie , inhérente à l’endométriose.

L’ensemble des crucifères (brocolis, chou-fleur, chou chinois, chou corné, chou rouge, chou pommé, radis, choux de Bruxelles, navet …) qui participent à la phase 2 de la détoxication hépatique grâce à deux nutriments : l’Indole-3 -carbinol et le sulforaphane (très abondants dans les brocolis et les choux de Bruxelles) contribuent à évacuer les substances cancérigènes.

Augmenter l’apport de phytohormones: lignans et isoflavones

Graines de lin dorées bio: 1 à 2 càs /J. Les graines de lin apportent des phytohormones, appélées Lignans qui contribuent à freiner l’Aromatisation périphérique des androgènes en oestrones Attention les lignans sont métabolisés par la flore intestinale saine en entérolactones (impérativement), les molécules actives. Par conséquent, si je souffre d’une dysbiose, les lignans ne seront pas métabolisés. En cas de dysbiose suspecte, surtout, demandez conseil à un praticien spécialisé en phyto micronutrition (médecin, diététicien ou Heilpraktiker). La supplémentation en lignans par la micronutrition sera très intéressante, pour inhiber l’aromatisation des androgènes en œstrogènes.

Isoflavones (sauf contre-indications thérapeutiques), houblon, soja etc. Il exercent un effet de compétition sur les récepteurs ostrogéniques. Les isoflavones ont un effet oestrogénique beaucoup plus faible que les oestrogènes, d’où leur intérêt.

Mise en garde : Toute supplémentation (micronutrition, phytothérapie, gemmothérapie) relève de la compétence d’un professionnel de santé, spécialisé notamment micronutrition, phytothérapie, gemmothérapie.

graines de lin

Augmenter les Oméga 3 et veiller au Bon choix de lipides

Les oestrogènes se lient à un récepteur nucléaire (« chaise sur la membrane du noyau cellulaire) et s’ensuivra l’activité oestrogénique. Mais l’oestrogène s’accroche aussi à un acide gras présent dans la cellule : on dit que l’oestrogène s’estérifie.

Si l’oestrogène est estérifié (accroché) à un acide gras saturé (ex: acide palmitique) : l’activité oestrogénique sera forte.

Si l’oestrogène est estérifié à un acide gras polyinsaturé (ex: oméga 3) : l’activité oestrogénique sera plus faible.

Il est entendu que l’imprégnation oestrogénique dépend fortement du contenu en acides gras de la cellule.

Recommandation : tous les jours !

Rôles : anti-inflammatoires; essentiels à toutes les muqueuse comme la muqueuse utérine ; fluidifiants des membranes cellulaires; fluidifiants sanguins; prévention cardio-vasculaire et résistance à l’insuline; émotionnel; mémoire

Dans quels aliments?

  • Source animale : poissons gras et semi -gras (DHA/EPA) : 2 à 3 fois /semaine. En raison des métaux lourds, privilégiez les petits poissons comme sardines, anchois, sprats, hareng, maquereau, anguille, truite saumonée. Dans les gros poissons carnassiers, privilégier le saumon d’Ecosse, le thon Germon par exemple mais consommer occasionnellement. Huile de Krill /Crustacés/Quelques coquillages.
  • Source végétale (α -linolénique): Graines de lin, de chia bio. Huile de lin, cameline première pression à froid, amandes, algues. Œufs riches en Oméga 3 (Bleu Blanc Cœur par exemple):tout dépend de l’alimentation de la volaille. L’acide α -linolénique doit se transformer grâce à des enzymes désaturases, cofacteurs métaboliques (Mg, B9, Zn etc.) en DHA ET EPA POUR DEVENIR ACTIF. Or si je suis carencé(e) en différents cofacteurs nécessaires à cette transformation…Je vous laisse deviner!

Comment faire ?

Il faut consommer du poissons gras : 2 à 3 fois /semaine, 1 à 2 poignée de fruits oléagineux /J (ex : petit déjeuner et en collation 16h à 17h), de l’huile végétales riches en Oméga 3 pour l’assaisonnement. Il est recommandé en première intention, une cure de 2 mois de DHA/EPA (Oméga 3 d’origine animale) à dose thérapeutique. Pourquoi ? Il est établi cliniquement qu’il faut environ 2 mois à l’oméga 3 pour pénétrer les membranes cellulaires. Mais attention il faut s’assurer de la qualité du complément alimentaire en vérifiant: Label Pufanox  (Certification Epax, L’écolabel Friend of the Sea)

Ensuite, veillez à vos apports suffisants en Oméga 3.

  • Les AGS Trans sont délétères à ma santé (+48% d’augmentation des risques d’endométriose): produits industriels, fritures, cuissons à haute température et graisses laitières ;
  • L’acide palmitique associé à un risque de 52% : huile de palme et graisses animales.

En adoptant ces différents conseils, que peut-on attendre ?

  • Réduction des douleurs ;
  • Réduction d’anti-inflammatoires et antalgiques ;
  • L’alimentation anti-inflammatoire permet de réduire la production de cytokines inflammatoires impliquées dans la prolifération et migration de cellules endométriales ;
  • La modulation hormonale (via alimentation, micronutrition , phytothérapie, gemmothérapie).

La santé est un chemin de prise de conscience des faits

Dc Inthavong

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