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Santé intestinale et santé hépatique : atout majeur pour soulager l’endométriose

L’endométriose se caractérise par la présence et la prolifération du tissu endométrial en dehors de la cavité endométriale. Les manifestations cliniques sont variées. Elle s’étend habituellement au cul-de-sac de Douglas ou aux ovaires et peut provoquer une hypertrophie ovarienne. Elle peut aussi impliquer les sites à distance (poumon-ombilic). L’endométriose est rarement retrouvée après la ménopause.

En cause :

  • L’alimentation hypertoxique, inflammatoire ;
  • L’inflammation aiguë chronique ou « feu chronique » (l’alimentation inflammatoire, l’intestin hyperperméable ou grossièrement “passoire”, la résistance à l’insuline en sont généralement les facteurs inducteurs) ;
  • L’exposition aux perturbateurs endocriniens qui favorisent dans le corps un excès d’oestrogènes, appelé « hyperoestrogénie » ;
  • Les émonctoires de l’élimination oestrogénique déficients (intestin, foie) ;
  • « La triade morphotype gynoïde, prise de poids et hyperoestrogénie » ;
  • Le stress oxydatif (mon organisme compte insuffisamment de boucliers, les antioxydants, face aux agresseurs, les radicaux libres. C’est une cause majeure de vieillissement cellulaire) ;
  • Le stress glyquée («je me caramélise. En cause l’insulino-résistance).

Nous retiendrons, le rôle majeur du binôme intestin-foie, qui collabore dans l’élimination de l’excès des œstrogènes. Excès des œstrogènes qui favorisent une prise de poids de type gynoïde (morphotype «poire »).

Il existe deux priorités intestinales pour l’équilibre hormonal :

  • Éviter le Syndrome de l’Intestin Hyperperméable (Leaky Gut Syndrom) ;
  • Éviter la Dysbiose (flore intestinale déséquilibrée tant quantitativement que qualitativement).

Les lignans (phytohormones inhibitrices de l’aromatase : enzyme de conversion des androgènes en oestrogènes) ne seront pas activés en cas de dysbiose.

Les oestrogènes arrivent “conjugués” par le foie vers l’intestin, qui à son tour éliminera ces oestrogènes. Or, en cas de dysbiose, les oestrogènes seront déconjugués par l’enzyme B- Glucoronidase et retourneront dans la circulation générale.

Le syndrôme de l’intestin hyperperméable

Mise en garde : l’accompagnement relève de la compétence d’un praticien de santé spécialisé en micronutrition, phytothérapie, gemmothérapie.

L’intestin hyperperméable (ou « passoire »)et les carences en micronutriments (Vit D3,Zc, Fe, Se etc.) sont les maux de notre époque. Et j’observe, depuis 10ans de pratique, une véritable désinformation relative au syndrome de l’intestin hyperperméable.

On parlera grossièrement de “porosité de l’intestin grêle”.

Les causes

Les causes du syndrôme de l’intestin hyperméable sont généralement l’alimentation hypertoxique, inflammatoire, déséquilibrée, le tabac, le stress chronique, l’hypochlorhydrie (gastrique), la prise de médicaments tels que anti-acides, anti-inflammatoires en prise chronique. Ou encore les intolérances alimentaires, dysbiose, candidoses, parasitoses et le sport excessif, etc.

Les symptômes :

  • Symptômes digestifs (⅓ des symptômes) : Ballonnements /Alternance Diarrhées, constipations etc.
  • Symptômes extra-digestifs (⅔ des symptômes) : peau (eczémas etc.);cystites chroniques, allergies alimentaires, allergies aux graminées, maladies inflammatoires chroniques (Ex : Crohn);maladies auto-immunes Etc.

Le diagnostic :

Il se fait en clinique par un bilan sanguin (inflammation aigüe chronique vérifiée par les indicateurs métaboliques de l’inflammation comme la CRP us ; carences en Zn par exemple) grâce au test Endotoxine/LBP (Labo Barbier).

Quel traitement ?

  • Corriger l’alimentation et en parti bien nourrir l’intestin ;
  • Phytothérapie (toujours sur conseils d’un professionnel de santé) : Plantes anti-diarrhéiques: salicaire, myrtille. Pour la constipation : graine de lin bio, psyllium, rhubarbe. Antispasmodique: mélisse, Angélique, souci, mauve.
  • Micronutrition (sur conseils d’un professionnel de santé) : prébiotiques, probiotiques, symbiotiques, L-Glutamine, N Butyrate, Vit D3, Vit B Zinc, Oméga3 et Curcumine.
fruits rouges

La dysbiose

Il est essentiel de corriger la dysbiose pour diminuer la synthèse de B-glucuronidase qui favorise la réabsorption des oestrogènes par le cycle entéro-hépatique.

Le diagnostic :

En laboratoire : coproculture, MOU. La dysbiose est cause d’intestin hyperperméable.

Comment faire ?

  • Diagnostiquer la cause de dysbiose ;
  • Corriger l’alimentation ;
  • Thérapeutique adaptée : phytothérapie (Ex: EPP) + Micronutrition.

Soutenir la détoxication hépatique

Optimiser la détoxication hépatique par l’alimentation, les plantes et la micronutrition.

Comment faire ?

Soutenir la voie d’élimination oestrogénique non toxique des 2-OH (peu oestrogénique et protectrice)

  • Crucifères : Avec le DIM du brocoli (favoriser l’induction de le voie des 2-OH) en supplémentation ;
  • Graines de lin bio + Lignans en supplémentation.

Soutenir les phases de la détoxication hépatique

Phase 1

  • Alimentation : brassicacées, alliacées, rosacées, huile de poisson, huile de coco, romarin, vin, café, thé ;
  • Phyto : artichaut, radis noir ;

Phase 2

  • Alimentation : brassicacées, apiécées, pomme de terre, maïs, concombre, artichaut, asperges, betteraves, poissons, crustacés, algues, viande, céréales et légumineuse, agrumes, rosacées, fruits à coque, salade, pissenlit, épinard, poivre, gingembre, moutarde, curcuma, romarin, vin, café, thé ;
  • Phyto/Micronutrition : artichaut, radis noir, chardon marie, Glutathion,N-Acétylcystéine, B9, B12, curcumine, acide ellagique, L-Glutamine etc.
café

Phase 3 : Une bonne flore intestinale pour éliminer les oestrogènes conjugués par le foie en phase 2

Toujours sur conseils d’un professionnel de santé, voici des informations complémentaires.

  • Plantes phyto-progestatives : Gattilier, Alchemille, Salsepareille etc. Attention : Les plantes progestatives ne suffisent pas généralement en cas d’hyperoestrogénie . Il est recommandé de compléter par les phytohormones comme lignans et isoflavones et d’opérer à une détoxication des oestrogènes en excès.
  • Gemmothérapie : Jeunes pousses de pommier (progestérone like). Cassis (anti-inflammatoire). B6 qui aide à rehausser la progestérone. (Attention: contrôler sur bilan hormonal : Oestradiol et progestérone).
  • Gui : Rôle dans l’apoptose des cellules à l’origine de l’endométriose.
  • Curcumine: Contrôle du terrain inflammatoire.
  • Chardon Marie: Lutte contre la congestion du petit bassin.
  • Le probiotique Lactobacillus gasseri exerce un effet bénéfique sur les dysménorrhées et les douleurs menstruelles de femmes atteintes d’endométriose. Il agit sur l’affaiblissement immunitaire qui a permis l’implantation anarchique de cellules utérines.
  • Huile de Krill ou de poisson gras (brevetée Epax et Pufanox).
  • Huile d’onagre
  • Le zinc est essentiel dans l’immunité et la gestion de l’inflammation. Oligo élément souvent carencé chez les femmes atteintes d’endométriose.
  • Soutenir la microcirculation: Ginkgo Biloba.

En adoptant ces différents conseils, que peut-on attendre ?

  • Réduction des douleurs ;
  • Réduction d’anti-inflammatoires et antalgiques ;
  • L’alimentation anti-inflammatoire permet de réduire la production de cytokines inflammatoires impliquées dans la prolifération et migration de cellules endométriales ;
  • La modulation hormonale (via alimentation, micronutrition , phytothérapie, gemmothérapie).

La santé est un chemin de prise de conscience des faits.

Dc Inthavong

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