Après les vacances, lorsqu’on reprend sur les chapeaux de roues, on pense que cela va être compliqué de prendre le temps de petit-déjeuner.

Mais est-ce que le petit-déjeuner est réellement indispensable?

La réponse va certainement vous étonner.

Petite leçon théorique pour commencer: le petit déjeuner doit couvrir 1/4 de l’A.E.T. (Apport Énergétique Total de la journée)

Le Déjeuner, lui, doit couvrir 40% de l’AET, la collation 5% de l’AET et le Dîner, 30% de l’AET.

Il doit être composé d’un produit laitier (lait, yaourt, fromage blanc,…), d’un produit céréalier (pain, biscottes, céréales,…), d’un fruit (fruit, compote,…) et d’une boisson (eau, tisane, café, thé)

Ce petit déjeuner vient rompre le jeûne de la nuit…

Et vient apporter de l’énergie à l’organisme pour attaquer la journée.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, 30% des adultes et 12% des enfants ne prennent pas de petit-déjeuner : Est-ce qu’ils ont raison ? Est-ce qu’ils ont tort ?

Cette question de savoir si le petit-déjeuner est oui ou non indispensable divise les professionnels de la nutrition : il y a 2 écoles mais moi aujourd’hui, je vous réponds que, à mon sens, non, le petit déjeuner n’est pas indispensable.

Il y a même 2 études, qui ont été publiées dans The American Journal Of Clinical Nutrition, qui affirment que faire l’impasse sur le petit déjeuner « n’aurait pas d’impact sur la prise de poids » d’une part, mais aussi « qu’il ne changerait rien ou pas grand-chose sur le taux de cholestérol ou encore le taux de sucre dans le sang » d’autre part. 

fromage blanc et fraise

Mon conseil est de ne pas se forcer si on n’a pas réellement faim !

Mais, par exemple, on peut emporter avec soi une collation pratique à transporter, comme une barre de céréales peu sucrée +/- un fruit ou une poignée d’amandes +/- un lait en brique ou même une portion de fromage individuel.

Le corps, heureusement, sait réguler ses apports énergétiques sur la journée.

En d’autres termes, si on mange moins à un repas, on mangera plus à l’autre, le tout étant de savoir écouter son corps sans être perturbé par d’autres facteurs.

Il faut savoir que la leptine, qui est l’hormone de satiété sécrétée par le tissu adipeux blanc, peut parfois mettre un peu de temps à se dissiper au réveil, d’où peu ou pas de faim ressentie. D’ailleurs mon conseil, lorsque l’on n’a pas faim au réveil, est de commencer par s’habiller, se doucher, etc….et finir par le petit-déjeuner car votre corps aura eu le temps de « se réveiller » et cette fameuse hormone dont je vous parle aura eu le temps de se dissiper.

Et si vous vous demandez si cela peut être dangereux pour les enfants de partir à l’école le ventre vide ? 

Pas d’inquiétude, pas de danger si l’enfant n’a pas de pathologie tel un diabète.

Mais il est recommandé qu’il emmène avec lui une petite collation à manger à la récréation pour éviter qu’il ne soit concentré plus sur son éventuelle faim que sur ce que dit la maîtresse.

Egalement, pas d’impact sur la prise de poids si le repas est sauté parce que vous n’avez pas faim. Par contre, si vous vous êtes forcé à sauter ce repas, il y a un risque que vous vous mettiez à grignoter des aliments caloriques dans la matinée, ce qui, du coup, va contribuer à une éventuelle prise de poids.

D’ailleurs, pour revenir sur ce point, il est bien important de bien différencier grignotage et fractionnement alimentaire.

Le grignotage c’est le fait de manger en dehors des repas principaux (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) alors que l’organisme n’a pas de besoin d’énergie à ce moment-là.

En d’autres termes, on mange sans avoir faim !

On apporte à l’organisme un surplus d’énergie qui ne lui est pas utile donc cela contribue à la prise de poids, entre autres.

Grignoter c’est toujours en lien avec un aspect émotionnel comme le stress, la fatigue, l’ennui, un sentiment négatif.

soupe

Je vais tout de suite vous donner une astuce pour savoir si vous avez réellement faim ou si c’est une envie de grignoter.

Au moment de passer à l’acte fatidique de manger entre les repas, posez-vous la question de savoir si vous mangeriez un bol de soupe.

Si la réponse est oui, vous avez faim et si vous hésitez beaucoup ou que c’est non, aïe, c’est certainement un grignotage qui allait arriver.

Si vous avez réellement faim, alors là je recommande de pratiquer ce qu’on appelle le fractionnement alimentaire.

Et c’est le fait de « diviser » les 3 repas principaux, en 4-5 voir 6 repas. Et du coup, oui, de manger ce fameux bol de soupe, car vous avez REELLEMENT faim.

C’est un besoin physiologique.

En fait, vous faites pleins de « petits » repas au cours de la journée, mais des petits repas équilibrés !

Par exemple, au réveil, vous prenez 2-3 biscottes beurrées avec un café puis vers 10h, une banane puis à l’heure du déjeuner votre plat principal mais vous jugez ne plus avoir faim et vous gardez un laitage et un fruit pour l’après-midi.

De même pour le diner, où on peut garder les desserts pour se faire une collation dans la soirée.

Bonne nouvelle : cela a même tendance à nous faire « brûler » plus d’énergie donc cela contribue à la perte de poids.

Il faut donc bien faire la différence entre grignotage alimentaire et fractionnement alimentaire car l’un est mauvais pour la santé, et l’autre pas du tout.

Rappelez vous : vous pensez avoir un petit creux ? Mangeriez vous un bol de soupe ? Si la réponse est non, alors ne mangez pas, ne grignotez pas !

Pour résumer :

  • Au petit-déjeuner, on ne mange pas si on n’a pas faim
  • En cas de besoin, on prévoit une collation équilibrée : une barre de céréales peu sucrée + 1 portion de fromage individuel + 1 fruit
  • On évite les bonbons ou barres chocolatées sans intérêt.