L’accompagnement dans le cadre d’une perte de poids doit être adapté, au cas pas cas. L’approche doit être holistique. Chacun est unique. Attention aux régimes stricts, en vue d’une perte de poids.

Les régimes stricts répétés, peuvent entraîner une hypothyroïdie et le fameux effet yoyo, une baisse d’énergie, des symptômes gastro-intestinaux, des carences micro nutritionnelles (induites ou aggravées), une acidose métabolique, des troubles du comportement alimentaire etc.

Pourquoi l’effet yoyo ?

Les régimes stricts, perturbent le métabolisme de base. Le métabolisme de base est la quantité d’énergie dont l’organisme a besoin pour remplir ses fonctions vitales (travail du cœur, poumons, reins, foie, etc.).

Imaginez une situation extrême :

Vous êtes en haute montagne et vous retrouvez séquestrés(e) par la neige : Koh Lanta à la neige ! Votre organisme doit se suradapter et diminuera, par conséquent votre métabolisme de base.

Le souci, c’est que de retour à la vie ordinaire, votre métabolisme de base restera au même niveau, ce qui favorisera le stockage et la prise de poids.

Morale de l’histoire : plus vous maltraitez votre organisme avec des régimes stricts, plus la perte de poids, à la longue, sera difficile.

Il faut savoir, que malgré un rééquilibrage alimentaire et une activité physique adaptée, si vous ne parvenez pas à perdre du poids, certains facteurs peuvent limiter ou empêcher la perte de poids :

Le stress chronique

Acidose métabolique, troubles du sommeil et de l’humeur, intestin hyper perméable, hypothyroïdie, résistance à l’insuline et conséquemment une prise de poids de type androïde autrement dit abdominale, sont autant de dysfonctionnements induits par le stress chronique.

L’accompagnement holistique est impératif : Nutrition, phytomicronutrition, voire des thérapies telles que l’EMDR, la PNL, la sophrologie (etc.) seront des clés indispensables.

stress chronique

La résistance à l’insuline

Imaginez : L’insuline est une hormone ou « messager » synthétisée par le pancréas.

Son rôle : L’ingestion d’un glucide simple ou complexe engendre une hyperglycémie (élévation de la concentration de glucose par litre de sang). L’organisme doit rapidement rétablir une glycémie normale.

Le binôme Insuline et Facteur inflammatoire (« Facteur feu »), sera donc sécrété par le pancréas proportionnellement au taux d’élévation du glucose sanguin..

L’insuline sera transportée vers la cellule cible d’un tissu cible (Ex : tissu musculaire) pour se fixer sur son récepteur spécifique (« sa chaise »). L’insuline pourra ainsi transmettre son message à la cellule. A réception du message, la cellule envoie des « agents de communication » vers le glucose en excès dans le sang. A son tour le glucose rejoindra la cellule musculaire, pour se fixer sur un récepteur spécifique (GLUT 4). Le glucose sera ensuite transporté à l’intérieur de la cellule, vers une merveilleuse centrale énergétique (la mitochondrie). Ainsi, le glucose sera transformé en énergie (ATP). Et la glycémie normale sera rétablie.

En cas d’insulino-résistance, la cellule captrice du glucose est perturbée. En causes : déséquilibres alimentaires et par voie de conséquence, membrane cellulaire déséquilibrée (excès ou carence en cholestérol, carences en oméga 3 , etc.), stress chronique, inflammation aiguë chronique, ménopause, des pathologies telles que le syndrome des ovaires polykystiques, etc.

L’insulino-résistance est un cercle vicieux

Quand la cellule devient résistante à l’insuline, elle captera difficilement l’excès de glucose sanguin (rappel : l’insuline est un messager chargé d’ordonner à la cellule de capter le glucose en excès dans la voie sanguine et de le métaboliser en énergie).

Le glucose non métabolisé par la cellule en ATP (énergie) sera stocké dans un « Bus » nommé Triglycéride. Le glucose en excès sera donc dévié vers les triglycérides, pour éviter une hyperglycémie chronique. A la longue, l’hyperglycémie chronique entraînera une hyper insulinémie, un état inflammatoire chronique (un « feu chronique »), une augmentation des triglycérides et donc une prise de poids. « Je grossis et je flambe »

Face à l’insulino-résistance, il est urgent de réagir.

Syndrome X, Pathologies cardio –vasculaire, Diabète de type 2 en sont les complications.

Un rééquilibrage alimentaire et une activité physique adaptée seront les bases. Mais pourront ne pas suffire en cas d’insulino –résistance. Le test HOMA est le test fiable, pour diagnostiquer une insulino-résistance. En effet, on peut observer, sur un bilan sanguin, une glycémie normale et pourtant, le patient peut souffrir d’insulino-résistance.

Ainsi, dans le cadre du diagnostic d’une insulino-résistance, il est essentiel d’être accompagné par un professionnel de santé nutritionniste et outillé en phytomicronutrition.

L’hypothyroidie fruste/Hypothyroidie

En cause : carences micro nutritionnelles, stress chronique, chocs émotionnels, intestin hyper perméable, régimes stricts répétés.

L’Hypothyroïdie requiert un accompagnement holistique impliquant des outils complémentaires : médecine générale, nutrition, phytomicronutrition, gestion émotionnelle ;

Pourquoi un accompagnement holistique ?

La glande thyroïdienne doit être « bien nourrie »

La tyrosine, les micronutriments tels que l’iode, le zinc, le fer, le molybdène, le sélénium (cofacteur métabolique de la T4 en T3 au niveau hépatique) la vitamine D3 (etc.) sont primordiaux pour la synthèse des hormones thyroïdiennes. Mais à ce jour, on observe, chez de nombreux patients, des carences ou hyper carences en certains micronutriments…

En cause : alimentation raffinée, déséquilibrée, sols appauvris, intestin hyper perméable (ce qui induit une malabsorption des micronutriments), stress chronique, régimes stricts, etc.

Retenons que la glande thyroidienne, nécessite une santé intestinale et hépatique (foie : organe majeur pour la transformation de la T4 en T3, optimale et ne pas être carencée en certains nutriments et micronutriments…

D’autres facteurs peuvent induire une hypothyroïdie :

  • Le stress chronique impacte la glande thyroidienne, en détournant la voie de la T4 en T3 vers la T3r, qui est inactive. S’ensuivra une hypothyroïdie;
  • Une intoxication aux métaux lourds.

Ainsi, dans le cadre du diagnostic d’une hypothyroïdie, l’accompagnement holistique sera indispensable.

L’hypo-oestrogénie et l’hyper-oestrogénie

L’hypo-oestrogénie 

La ménopause est un cap métabolique naturel, entraînant une diminution des œstrogènes et une augmentation de la testostérone. Ce changement, sera souvent à l’origine d’une prise de poids abdominale, de type androïde. Cette prise de poids sera aggravée par une alimentation déséquilibrée, pauvre en fibres, riche en glucides à index glycémique élevée. Pourra s’ensuivre une résistance à l’insuline.

Le rééquilibrage alimentaire et un accompagnement phytomicronutritionnel adapté (phytohormones, plantes ciblant une résistance à l’insuline) seront indispensables à la perte de poids.

prise de masse abdominale

L’hyperoestrogénie

L’Hyperoestrogénie touche essentiellement les femmes, mais du fait des perturbateurs endocriniens, aussi des hommes.

Le tableau clinique est le suivant :

  • Morphotype et prise de poids de type gynoide;
  • Premières règles précoces;
  • Règles hémorragiques;
  • Rétention d’eau.

La prise en charge sera primordiale, afin de retrouver un équilibre hormonal (et conséquemment un poids de forme) et de prévenir les pathologies hormono-dépendantes (cancers hormono-dépendants, endométriose).

Seront proposés :

  • Une alimentation anti-inflammatoire et hypotoxique (limitée en pesticides, additifs), riches en phytohormones (ex : graines de lin bio). Notons que les phytohormones des graines de lins (lignans), ne seront pas activées, si l’intestin souffre de dysbiose;
  • Un travail sur le binôme intestin+foie. Il intervient activement dans l’équilibre ostrogénique, en éliminant l’excès des œstrogènes;
  • La perte de poids. Il sera important par la suite de détoxifier l’organisme. En effet, le tissu adipeux stocke l’excès des œstrogènes. La perte de poids entraînera une libération des triglycérides et des œstrogènes dans la circulation sanguine;
  • Une détoxication hépatique si prise de pilule /stérilet;
  • La prise de certaines catégories de phyto-hormones.

Ainsi, dans le cadre du diagnostic d’une hyperoestrogénie, l’accompagnement holistique sera indispensable. Et sur la base d’un rééquilibrage alimentaire, la phytomicronutrion sera une aide précieuse.

L’acidose métabolique

Equilibre acido- basique

Un acide est une molécule qui libère des ions hydrogène (de formule H+) en solution. Une base est une molécule qui capte des ions H+ en solution. Le pH plasmatique est très finement régulé autour d’une valeur légèrement alcaline de 7,4. Lorsque le pH s’éloigne de cette valeur normale, on parle d’acidose (pH<7,38) ou d’alcalose (pH>7,42). Il existe deux types d’acides : les acides volatiles ou acides faibles, qui, une fois métabolisés par l’organisme, aboutissent à la formation de dioxyde de carbone CO2 éliminé par les poumons. Et les acides fixes ou acides forts (non éliminables par les poumons) seront éliminés par les reins.

Remarque : acide et acidifiant sont deux termes différents. La composition en minéraux alcalinisants (magnésium, calcium, potassium, sodium, fer, manganèse…) ou acidifiants (chlore, soufre, phosphore, fluor, iode, silice…) a une grande importance. Par exemple, le citron au goût acide est un aliment alcalinisant, les viandes ou les fromages au goût non acide sont acidifiants.

Ainsi, une ration équilibrée, diversifiée et variée, favorise un bon équilibre acido-basique !

Comment l’organisme régule l’équilibre acide base ?

  1. Les systèmes tampons (bicarbonates…), sont des mécanismes immédiats qui permettent de moduler les variations de pH.
  2. Les poumons, qui permettent d’éliminer les acides volatiles par les phénomènes de ventilation.
  3. Les reins, plus lents à se mettre en place, qui permettent d’éliminer les acides fixes et de régénérer le bicarbonate plasmatique.

La balance acide-base est la résultante des entrées (alimentation + métabolisme) et des sorties (via les poumons et les reins) des acides et des bases. Ainsi, tout déséquilibre au niveau des entrées (troubles métaboliques et/ou alimentaires) ou des sorties (maladies pulmonaires et/ou rénales), favorise le déséquilibre, le plus souvent une acidose plus ou moins importante.

régime strict

L’acidose chronique de bas niveau

Imaginez : votre organisme se retrouve en acidose métabolique. « Vos organes sont immergés dans un bain d’acide ». L’alimentation raffinée, hypertoxique, l’intestin, hyperméable, la pratique excessive du jeûne, le stress chronique, le sport intensif, les régimes stricts, sont autant de facteurs pouvant induire l’acidose métabolique. L’organisme, veut rétablir urgemment l’équilibre acido-basique. Si les apports en minéraux sont insuffisants, l’organisme, les puisera dans les systèmes tampons : tissu osseux, cheveux…Et la déminéralisation s’installe. Crampes chroniques, fatigue chronique, résistance à la perte de poids s’en suivront.

L’acidose métabolique représente un des maux de notre époque. C’est le lit de la maladie et représente un des freins à la perte de poids.

Lé réponse sera dans les réajustements alimentaires, la détoxication émotionnelle, la détoxication physiologique, la déminéralisation. Et veiller à maintenir un intestin en bonne santé.

Différents outils comme la micronutrition, la phytothérapie, la gemmothérapie, etc, appuieront cet accompagnement.

Stress chronique, résistance à l’insuline, acidose métabolique, hypo et hyperoestrogénie, candidose intestinale, sont autant de facteurs, pouvant freiner, voire empêcher une perte de poids.

Si malgré un rééquilibrage alimentaire encadré, vous ne parvenez pas à perdre du poids, et qu’un de ces facteurs vous concerne : surtout évitez les régimes stricts voire dangereux ! Il est essentiel de faire appel à un professionnel de santé adapté, avec une approche holistique.